Economie Finances
Mettre en place un système de retraite mixte, alliant répartition et capitalisation sécurisée
Maintenir un socle de retraite par répartition garantissant un niveau de pension minimal et la solidarité intergénérationnelle
Introduire un pilier obligatoire de retraite par capitalisation, à faible coût de gestion, inspiré du modèle suédois
Créer un fonds public de pension par défaut, sécurisé, transparent et à frais très réduits
Permettre aux travailleurs, une fois un seuil de pension garanti atteint, d’orienter une partie de leur épargne vers des fonds privés plus dynamiques
Sécuriser les parcours de retraite face aux évolutions démographiques et économiques de long terme
Le système actuel de retraite repose majoritairement sur la répartition, où les cotisations des actifs financent directement les pensions des retraités. Ce modèle est fortement sensible au vieillissement de la population, à la baisse de la natalité et aux évolutions du marché du travail, ce qui conduit à des ajustements répétés des paramètres (âge de départ, durée de cotisation, niveau des pensions). Afin de renforcer la soutenabilité et la lisibilité du système, le Parti propose la mise en place d’un modèle mixte. Une part des cotisations continuerait d’alimenter un socle de retraite par répartition, garantissant un revenu minimal à tous les retraités et préservant la solidarité nationale. En complément, une fraction obligatoire des cotisations serait versée sur un compte individuel de capitalisation. Ce pilier capitalisé serait adossé par défaut à un fonds public, géré de manière indépendante, avec des frais très faibles et une stratégie d’investissement prudente et diversifiée. Une fois un capital suffisant accumulé pour assurer une retraite décente, chaque travailleur pourrait, s’il le souhaite, orienter ses nouvelles cotisations vers des fonds privés offrant des rendements potentiellement plus élevés, en contrepartie d’un risque accru. Ce système permettrait d’augmenter progressivement le niveau des pensions, de réduire la dépendance exclusive à la démographie, et de mieux répartir les risques entre solidarité collective et épargne individuelle, tout en sécurisant la transition pour les générations actuelles et futures.