Réformer les études supérieures

L’enseignement supérieur est l’un des piliers fondamentaux d’un pays car il permet, d’une part, la formation des futurs travailleurs qui devront faire prospérer l’industrie et, d’autre part, la création de contenu à haute valeur intellectuelle nécessaire à la recherche et au développement. Le Parti propose une réforme ambitieuse du monde académique dans le but de faire face aux enjeux de demain et choisit de mettre l’accent sur les sciences formelles et la valorisation des cursus techniques.

Les sciences dures telles que les mathématiques, la physique ou encore la biologie doivent constituer le noyau des universités. Les étudiants qui s’engagent dans ces filières sont particulièrement convoités par les entreprises, et la difficulté du diplôme permet de sélectionner du personnel fiable et compétent. Ces filières permettent aussi de positionner la France en leader dans une vaste gamme de secteurs et de maintenir un avantage technologique qui se manifestera par une augmentation de la qualité de vie de ses citoyens. La rigueur et la logique nécessaires pour venir à bout d’un cursus scientifique de 5 à 8 ans garantissent aux étudiants une protection contre les dérives idéologiques et assurent un esprit critique aiguisé.

A l’inverse, les étudiants en sciences humaines et sociales peinent à se trouver une place sur le marché de l’emploi et ne participent pas au rayonnement académique du pays. Il est documenté que ces domaines de recherche sont particulièrement sujets à des biais qui entravent la production de savoir objectif. Les étudiants et professeurs sont excessivement politisés voire militants, ce qui provoque des partis pris préoccupants. Les exigences en termes de rigueur et de compétences ne sont pas assurées. Les piliers fondamentaux de la méthode scientifique, comme la remise en question et la neutralité, sont constamment violés.

La preuve que les sciences molles sont défaillantes est apportée en 1996 par le physicien et épidémiologiste américain Alan Sokal, qui soumet un article volontairement fallacieux affirmant que les thèses progressistes sont soutenues par les récentes découvertes de la physique quantique. Le papier est absurde à l’extrême et les démonstrations reposent sur des arguments pseudo-scientifiques New Age ou simplement sur des jeux de mots. L’article est soumis à la revue à comité de lecture Social Text, éditée par l’université de Duke et traitant de sujets progressistes comme la sexualité ou l’environnement, qui le publie dans la même année. Le professeur Sokal révèle le canular dans la foulée et dénonce la corruption idéologique de la revue et son manque d’éthique. Les éditeurs sont accusés d’accepter n’importe quel texte, y compris les non-sens, tant que ces derniers flattent leurs préconceptions idéologiques.

La malhonnêteté intellectuelle des sciences sociales est confirmée en 2018 quand Helen Pluckrose, James Lindsay et Peter Boghossian réitèrent l’expérience. Ils rédigent une vingtaine d’articles complètement fantaisistes et signés sous de faux noms visant à prouver le manque de rigueur scientifique de ces disciplines. Les articles sont envoyés à plusieurs revues universitaires et plus de la moitié sont publiés avant que le canular soit révélé précocement. Cette étude à grande échelle permet de montrer des défauts structurels impardonnables dans les champs de recherche en sciences humaines et sociales.

Ces deux expériences ont permis de prouver que le canular du faux article est une méthode particulièrement fiable pour mettre en évidence la corruption idéologique et l’atteinte aux valeurs scientifiques de certaines filières. De plus, la répétition de la même erreur par différentes revues à différentes époques démontre que les sciences sociales sont incapables de profiter du retour d’expérience, d’étudier leurs fautes et de se réformer. Le Parti propose d’utiliser massivement la technique du canular car elle permet de discriminer la science de l’imposture intellectuelle. D’autre part, les filières sociales devraient être en grande majorité fermées et les quelques 500 000 étudiants dans ces cursus doivent être réorientés vers des études courtes en 1 à 3 ans en fonction des besoins du marché. L’objectif est de désengorger les facultés, élever le niveau dans les filières courtes type DUT/BTS en y transférant les étudiants des sciences molles et réduire les dépenses dans l’enseignement supérieur, le prix moyen d’un étudiant étant évalué à plus de 13 000 euros par an en 2023.