L’homosexualité est une caractéristique modifiant l’attirance sexuelle d’un sujet et oscille autour de 5-10% de la population peu importe l’époque, le pays ou la culture. La variante de la bisexualité, l’attirance par les deux sexes, concerne 10-15% d’une société. Les chiffres à ce sujet sont difficiles à obtenir et varient considérablement selon les études. Aussi, des évaluations à grandes échelles, anonymes et répétées dans de nombreux pays seraient souhaitables. Ces deux variantes sont déterminées par une part génétique et une part environnementale qui sont elles aussi difficiles à évaluer.
La ligne du Parti est très claire sur le sujet de l’homosexualité : elle doit être normalisée et acceptée sans condition et toute idéologie s’y opposant, doivent être combattues. Cette prise de position fait suite à de nombreuses études retrouvant des comportements homosexuels chez des milliers d’espèces animales, y compris chez les grands singes qui sont nos apparentés génétiques les plus proches. L’argument « c’est contre-nature » s’effondre donc de facto. Il ne s’agit pas non plus d’une pathologie qui aurait conduit à la disparition de ce trait par la sélection naturelle. Les raisons biologiques de l’apparition de l’homosexualité et de son maintient au cours de l’évolution sont incertaines. Des thèses comme le contrôle de la croissance d’une population sont avancées. D’autres affirment que la descendance d’un couple d’animaux est mieux protégée si le couple est constitué de deux mâles. Les hypothèses sont nombreuses et aucune n’est avérée.
Le Parti garantit donc les droits récemment acquis par la communauté homosexuelle, comme le droit au mariage et à l’adoption, et se montre globalement favorable à la tournure que prennent les pays occidentaux qui normalisent de plus en plus ce sujet. Nous restons cependant vigilants à l’apparition de dérives et nous nous gardons le droit de changer d’avis ou de nous opposer à une mesure précisément que nous jugerons être excessive par rapport à ce que préconisent les études scientifiques basées sur les animaux.
Concernant les personnes se disant transsexuelles, l’avis du Parti est beaucoup plus réservé. En effet, un tel comportement semble strictement humain et n’a pas été observé dans la nature. Il est en effet très peu probable qu’un animal autre qu’Homo sapiens sapiens prenne conscience qu’il est « dans le mauvais corps » et qu’il cherche activement à imiter l’autre sexe. L’argument de l’hermaphrodisme avancé par la communauté LGBT est absolument fallacieux. Il se définit comme le fait de posséder, pour chaque individu d’une espèce, les gamètes des deux sexes. On retrouve cette caractéristique chez certains poissons ou mollusques, par exemple. Ce phénomène est radicalement différent du transsexualisme qui touche moins de 0,5% de l’espèce humaine et qui n’est associé à aucun défaut de l’appareil génito-urinaire. Les transsexuels sont à différencier des individus ayant des malformations génitales ou des anomalies hormonales qui sont assignées à leur sexe respectif une fois la pathologie corrigée. Il est à rappeler que des études ont démontré que des prénoms ambigus participaient au mal-être de l’enfant et qu’il est préférable de jouer la carte du tout-ou-rien quant à son sexe.
Ainsi, le transsexualisme serait la manifestation d’une maladie mentale, la dysphorie de genre, qui est documentée dans le DSM avec des critères diagnostiques similaires à n’importe quelle autre pathologie psychiatrique. Le trouble serait à rapprocher d’affections comme l’anorexie mentale, à savoir une mauvaise perception du corps associée à un mal-être. Le traitement consisterait donc en la disparition du trouble par de la thérapie cognitive et des antidépresseurs. La transition vers l’autre genre, qu’elle soit hormonale, chirurgicale ou simplement civile, est absurde puisque cela reviendrait à organiser un programme de régime draconien à une personne anorexique en dépit de sa santé.
Pour conclure, le Parti se rapproche des mouvances telles que « LGB without T » ou des « TERF ». Pour être exact, nous veillons à analyser chaque sous-communauté et à soutenir ou à nous opposer à chacune d’elles de façon indépendante, et nous rejetons la vision en bloc qui consiste à tout tolérer ou à ne rien tolérer. Nous sommes également vigilants vis-à-vis des termes « LGBT » et « Pride » qui font l’objet d’une forte récupération politique et qui ne représentent plus la communauté homosexuelle. Cette dernière est fortement marquée par un vote à droite et à l’extrême droite, ce qui démontre une désolidarisation avec la communauté LGBT, devenu un outil politique et de communication à gauche.
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